Message de la présidente, Mélanie Ratelle, t.r.o.

La Semaine des technologues est l’occasion de réfléchir ensemble à l’état de nos professions et de leur avenir. Ces perspectives sont ponctuées de défis, mais nous sommes un groupe soudé dont la solidarité a déjà fait ses preuves. Soyons-en fiers.
 
Le premier défi sera de mettre à profit nos expertises uniques et nécessaires au rattrapage des activités qui ont fait l’objet de délestage au début de la pandémie. Les listes d’attente sont inquiétantes et nous savons que derrière les statistiques il y a des humains.
 
C’est pour cette raison que votre Ordre a pris l’initiative de lancer une enquête auprès des coordonnateurs en imagerie des établissements de santé. Les données démontrent que depuis le début de la pandémie, des collègues nous ont quittés, des ami(e)s sont partis en congé de maladie, sans solde ou maternité.  Ils s’ajoutent aux postes qui étaient déjà à combler et aux défis particuliers de la vaccination du personnel. Au total, nos salles d’imagerie font face à un déficit d’environ 25 % des effectifs budgétés.
 
Nous avons partagé ces données au cabinet du ministre Dubé ainsi qu’aux équipes ministérielles du MSSS. Nous avons demandé qu’un plan d’action soit mis en place rapidement.
 
Au premier chef, et vous le savez, l’Ordre n’est pas un syndicat et nous devons rester en marge des discussions entourant les conditions salariales des technologues. Néanmoins, nous avons mis en lumière de manière très claire que sans une valorisation concrète du travail si essentiel des technologues, le gouvernement ne pourrait aspirer à un réel rattrapage des activités. Nous avons souligné que l’État devait prendre les moyens financiers et d’organisation du travail qu’il jugera pertinents et efficaces pour assurer le service à la population.
 
Dans un deuxième temps, le premier ministre a indiqué dans son discours inaugural son intention de prendre les moyens d’attirer plus d’étudiants dans le secteur de la santé.  Les technologues doivent en faire partie. À cet égard, nous allons intervenir afin que les prochaines actions du gouvernement dans ses campagnes de publicité puissent valoriser nos domaines d’exercice.
 
Enfin, nous avons demandé que la nouvelle planification de la main-d’œuvre soit rapidement réfléchie pour attirer la relève en nos rangs.
 
Notre mission de protéger le public passe par un meilleur accès aux soins ainsi que le respect des champs de pratique, mais pour y arriver, il faudra que le réseau considère, valorise et priorise nos professions.
 
Certes, la dernière année et demie a été celle de la COVID-19 et des multiples enjeux qui en découlent. Mais l’Ordre s’est aussi penché sur des dossiers qui nécessitaient toute notre attention. Je pense entre autres à la planification des traitements en radio-oncologie, dossier pour lequel l’Ordre a partagé sa position, appuyé par le Collège des médecins du Québec, afin que le champ d’exercice des technologues en radio-oncologie soit respecté. Les prochaines semaines seront consacrées à l’analyse des activités faites par les technologues en électrophysiologie médicale. À cet égard, plusieurs discussions avec le Collège des médecins ont eu lieu dernièrement au sujet des ECG, EEG et autres activités partagées afin de circonscrire les enjeux liés à ces examens.
 
Les examens dont nous assurons le déroulement sécuritaire sont souvent la porte d’entrée vers un diagnostic, vers un traitement.  À titre de technologues en électrophysiologie médicale, de technologues en radio-oncologie et de technologues en imagerie médicale des domaines de la médecine nucléaire, de l’échographie médicale et du radiodiagnostic, nous accompagnons le patient tout au long de son parcours de soins, de l’examen à la guérison.
 
En cette Semaine des technologues, je tiens à vous remercier d’être des ambassadeurs de nos professions. Vos expertises méritent d’être connues et reconnues, pour le plus grand bénéfice des patients du Québec.

Votre présidente,

Mélanie Ratelle, t.r.o.