Édition d'octobre 2018 | Parution 12

Inspection professionnelle

LA SÉDATION-ANALGÉSIE

Récemment, le service d’inspection professionnelle a été interpellé concernant l’implication du technologue lors d’examens ou de traitements nécessitant l’administration d’un médicament sédatif, analgésique ou anxiolytique.

Dans le cadre de son champ d’exercice, le  technologue en imagerie médicale ou en radio-oncologie  peut  réaliser  les  activités  qui  lui  sont réservées par la Loi sur les technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale, notamment : administrer des médicaments et des substances lorsqu’ils font l’objet d’une ordonnance et  surveiller  les  réactions  du  patient. Même si au niveau législatif, la Loi permet au technologue de réaliser cette activité, il appartient aux autorités de l’établissement de définir les limites de l’application du champ d’exercice des technologues.

Rôles et responsabilités du technologue

En étroite collaboration avec le médecin, le technologue peut administrer les médicaments et substances nécessaires à l’intervention, et assurer la gestion de la sédation et de l’analgésie, qui comprend, entre autres, la surveillance du patient.

Pour en savoir davantage, consultez les normes de pratique spécifique Médicaments et substances, chapitre Surveillance que vous trouverez sous l’onglet Amélioration de l’exercice : DPP et inspection, Normes de pratique / Lignes directrices du site Web.

Lignes directrices

Des lignes directrices en matière de sédation-analgésie ont été mises en place par le Collège des médecins du Québec, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec. Vous pouvez d’ailleurs les consulter en tout temps sur le site web de l’Ordre dans la section Membres et étudiants sous l’onglet  Amélioration de l’exercice : DPP et inspection, Normes de pratique / Lignes directrices.

L’Ordre adhère à ces lignes directrices qui ont été conçues dans le but d’offrir des recommandations visant un degré optimal de sécurité pour le patient, et ce, peu importe l’endroit où la sédation-analgésie est effectuée. Les membres ont donc le devoir de les appliquer. 

Compétences requises du technologue

Le technologue doit agir selon son Code de déontologie en ce qui a trait à la mise à jour de ses connaissances et à la formation nécessaire dans l’exercice de ses fonctions. Il doit donc avoir les compétences requises pour réaliser cette activité, car  des  précautions doivent être prises lors de l’administration de médicaments ayant un effet dépresseur sur le système nerveux central pouvant amener une dépression respiratoire (ex. : narcotique).

À cet effet, l’Ordre a mis sur pied une formation théorique en ligne répondant aux objectifs suivants :

  • Acquérir les connaissances en lien avec Lignes directrices sur la sédation-analgésie;
  • Reconnaître les rôles et responsabilités de chacun des professionnels lors d’une intervention utilisant le protocole de sédation-analgésie;
  • Posséder les compétences requises pour appliquer le protocole de sédation-analgésie.

Cette formation théorique totalisant six heures porte notamment sur :

  • Les rôles et responsabilités des intervenants;
  • L’équipement requis;
  • La surveillance du patient durant et après la procédure;
  • Le rappel pharmacologique des médicaments utilisés;
  • Les anesthésiques généraux et locaux;
  • Le choc vagal.

Pour accéder à la formation La sédation-analgésie, connectez-vous au portail de l’Ordre, cliquez sur l’option Formation, sélectionnez Répertoire des formations, puis votre domaine de pratique.